La prévalence dans le monde de la broncho-pneumopathie chronique (BPCO), maladie principalement due au tabagisme, touche un nombre croissant de personnes bien plus que les prévisions ne le laissaient envisager, révèle une études menée par des chercheurs américains.

Les chercheurs de l’université de l’Oregon, aux Etats-Unis, relèvent que cette prévalence plus élevée que prévue signifie que la maladie a été largement sous estimée, rapporte le site spécialisé Destination Santé.

L’étude menée sur 10 mille hommes et femmes de plus de 40 ans, dans 12 pays a révélée que 10 pour cent d’entre eux présentaient une BPCO à un stade avancé. Soit 12 pour cent en moyenne des hommes et 8,5 pour cent des femmes, alors qu’une récente analyse tablait sur une infection de 4,5 pour cent.

Selon les chercheurs américains, l’allongement de la durée de vie et tabagisme expliquent le regain de la maladie, tandis qu’un article publié dans le Lancet met en avant la faiblesse des fonctions respiratoires à la naissance comme un facteur de risque supplémentaire.

Le travail des chercheurs de l’université d’Arizona, propose ainsi de mieux étudier les mécanismes qui contrôlent la maturation des poumons pour permettre de développer des stratégies de prévention de la BPCO à l’âge adulte.

Caractérisée par une obstruction croissante des bronches, la BPCO,trop souvent confondue avec l’asthme, entraîne une diminution progressive mais irréversible du débit respiratoire. Mais l’arrêt du tabac permet de faire reculer la mortalité.