La diva de la musique sénégalaise adopte un nouveau combat. En partenariat l’Unfpa, Coumba Gawlo Seck fait de la lutte contre les mutilations congénitales féminines une nouvelle cause à défendre.

Lors d’un point de presse hier au siège de son label Sabar, Coumba Gawlo Seck a expliqué les raisons qui suscitaient un tel engagement.
« Ce thème est très important pour nous d’en parler parce que c’est un problème continental. Ce n’est pas seulement au niveau de notre pays que ce problème se vit, mais au-delà du Sénégal aussi », souligne l’artiste. Qui explique : « A la demande de l’Unfpa, j’ai initié et réalisé ce projet qui consistait à faire une chanson de sensibilisation. Laquelle parle aux parents qui sont les principaux concernés afin de leur demander, de la manière la plus humble, de soutenir les enfants et de bannir l’excision de notre société quand on sait tous les problèmes que cela crée ».

Lors de cette rencontre, une séance d’écoute du nouveau single intitulé "Dakal excision" (mettre fin à l’excision) a été proposé aux nombreux journalistes venus répondre à l’invitation de la diva. Responsable dudit projet, elle dit avoir fait appel à d’autres collègues dans le cadre de cette lutte contre l’excision : « Je n’ai pas voulu vraiment faire seule ce projet. Au contraire, j’ai voulu être accompagnée par d’autres artistes de talent. Comme le dit l’adage, ‘’plus on est nombreux plus on est full’’.

En dehors de ses collègues sénégalais, elle avoue avoir sollicité le soutien d’artistes de la Guinée Conakry et de la Gambie, l’occasion de donner une dimension sous régionale à ce projet. « Nous voulons que ce problème de l’excision puisse être résolu à un niveau africain, d’où l’implication d’artistes phare en Afrique et dans des pays où ce problème est récurrent, comme la Gambie et naturellement le Sénégal », souligne Coumba Gawlo.