Ils fournissent le gîte et le couvert à leur "deuxième bureau". Ils l’entretiennent, finissent parfois par l’épouser ou s’en lasser. Les hommes mariés en quête d’exotisme et de " terres vierges et inexplorées" ne peuvent s’empêcher de lorgner de gauche à droite et de forniquer. Ainsi donc, "partagé", l’homme essaie de faire plaisir aux deux femmes sans y laisser des plumes. Comme une sorte de défi.

Débat : Comment reconnaître un coureur de jupons ?

Sexes et mensonges, c’est ce que vivent au quotidien des hommes et des femmes pris dans l’engrenage de la dépravation des mœurs synonyme de toutes les dérives. Aujourd’hui, il est un secret de polichinelle que d’affirmer que les "vieux pères" aiment la "chair fraîche". Un tour dans certains coins cachés de Dakar, et l’on est servi.

Cependant, ce qui est déplorable c’est de constater que les hommes mariés se courtisent dans la danse des "seconds bureaux". Malgré leurs statuts de père de famille, ils aiment "tirer" sur tout ce qui bouge. C’est dans ce " jeu de jambes " qu’ils draguent les petites filles, aux corpulences flatteuses et aux rondeurs aguichantes.? Parfois même, elles habitent le même secteur que lui, sa femme et ses enfants. Et du fait que leurs boulots leur rapportent assez d’argent, facilement ils conquièrent le cœur de ces donzelles. Ne dit-t-on pas que "si tu as l’oseille, tu peux tout te permettre". Ainsi, ce sera la pluie et le beau temps entre les tourtereaux. Pendant ce temps, les légitimes épouses subissent les déboires de l’infidélité de leurs maris.

Pour s’extraire des récriminations de leurs "vieilles marmites", les coureurs de jupons prétextent des réunions à des heures tardives, des séminaires à n’en plus finir et bien d’autres excuses les plus sérieuses. Alors qu’ils se la coulaient douce avec leurs nouvelles conquêtes dans une chambre de passe. Quelquefois, il peut arriver que les hommes mariés en oublient leurs devoirs conjugaux, n’ayant d’yeux que pour leur deuxième bureau. Résultat, la lune de miel sera de courte durée, puisque dans la plupart des cas, les jeunes filles finissent par tomber enceintes. Dans le pétrin, ils cherchent une maison à louer pour les "caser". Chose révoltante et indigne, comme en dirait tant.

Mais c’est le cadet de leurs soucis, bien au contraire, elles s’en moquent éperdument. Ces profiteuses "aiment" les hommes mariés et c’est ce qui compte, du moins s’ils subviennent au plus petit de leurs besoins. Du coup, les félons ne cessent d’opérer la " gymnastique " dont ont le secret tous les hommes infidèles. On ment à sa femme pour être avec le deuxième bureau. Des excuses bidons

L’alibi tout trouvé est simple. Se faire passer pour des travailleurs qui n’ont pas le temps. Dans le secteur, ils essaient de jouer sur les deux tableaux. Gérer leurs femmes légitimes et satisfaire aux exigences du "second bureau". Le loyer, la nourriture, les petites nécessités sont honorés à leurs charges.?Ainsi, leurs quotidiens passent par le mensonge et le sexe.

Quant aux mères de leurs rejetons, elles ne se doutent pas un seul instant que leurs maris mènent paisiblement une double vie.?Et pourtant ! Monsieur se prélasse aisément dans les bras d’une autre. Parfois sous le nez et le menton de Madame, les jeunes filles, bien au fait de la situation du bonhomme, foulent au pied les valeurs morales les plus élémentaires et les plus basiques. Et ce n’est pas Penda qui nous démentira. Très sure d’elle, elle nous confie qu’elle est la deuxième bureau d’un grand bonnet d’une société de la place. "Mon homme à moi, commence t-elle, a la corde au cou et pourtant cela ne me dérange nullement. Je l’en aime encore plus car j’aime le "wujjé" (la concurrence). En plus, cela stimule l’homme avec qui je suis". Continuant de plus belle, elle avoue que son "homme" en question lui répète tout le temps que la "routine tue et que toute relation dépourvue d’exotisme et de mystère finit par devenir monotone et lassant".

Le stratagème ? Simple comme bonjour. "Il prétexte un séminaire ou une mission dans une région et dépose ses valises dans mon appartement car, tient-elle à préciser, "il m’a acheté un petit pied sur terre) où nous passons du bon temps et parfois même plus d’une semaine". Comment peut- on arriver à leurrer sa femme légitime une semaine d’affilée ? Cette question n’a pas manqué de traverser notre curiosité journalistique. "Eh bien, avec l’émergence des nouvelles technologies, on ne cherche pas midi à quatorze heures ; Il appelle soit à partir de son portable, soit il envoie un mail à ses enfants et le tour est joué." Si ce genre de relations hasardeuses et fortuites fait parfois des heureuses et des heureux, du côté des femmes mariées et des épouses dociles, on ne se casse pas la tête pour trouver une solution. Les plus audacieuses ne se gênent pas et franchissent même parfois le rubicond en appelant la femme de leur homme pour les narguer et les toiser.

Cette dame, la quarantaine qui a requis l’anonymat a tenu à nous confier ceci : " je peux vous assurer que cela ne dure jamais bien longtemps. Je sais que mon mari est un coureur de jupons invétéré, il pense que toute personne habillée de pagnes ou de jupes est taillée sur mesure pour lui. Il fonce, y va, mais, il retombe toujours sur ses pieds et revient toujours à la maison. Comme le dit si bien l’adage Wolof, " wiiri, wiiri, jaari ndaari" ( on n’a beau errer, on finit toujours par retourner à la case depart)

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