Nous sommes ravis de vous accueillir sur www.awawebzine.com, dans notre rubrique Les Femmes d’Awa ; une rubrique dédiée essentiellement aux femmes leaders qui font la fierté de tout un continent.

C’est un plaisir pour moi d’être votre femme d’Awa du mois. Je m’appelle Mame Cafa Sall ; je suis coach et aussi auteur. J’ai trois publications à mon actif et je dirige le cabinet H&C au Sénégal. J’ai démarré ma carrière à travers mes activités estudiantines en 2011, l’année où j’ai créé mon entreprise. En plus du coaching et de la formation, nous étions aussi dans l’événementiel et le marketing. C’est en 2014 que j’ai fusionné avec H&C et que je suis devenue associée dans le groupe.

Quels sont les activités principales de H&C ?

H&C a été fondé par mon mentor que j’ai connu en 2010, et c’est lui qui a créé le déclic en fait dans ma vie en tant que coach et en tant qu’entrepreneur. H&C est spécialisé dans le coaching, la formation et dans l’information. Nous coachons et formons des cadres d’entreprises, des entrepreneurs, un peu partout en Afrique et travers nos différents magazines, nous informons. Nous en avons trois : My Startup, L’impulsion des PME et Mon succès. Ces trois magazines existent bien-sûr en version papier mais aussi en version digitale.

En terme de parcours, qu’est-ce que ça fait d’être une femme entrepreneur, chef d’entreprise et relativement très jeune ?

Sincèrement, ça ne m’a pas posé de problème le fait que je sois femme, ça n’a pas été un handicap. Toute l’équipe de l’entreprise est relativement jeune ; la moyenne d’âge du personnel est de 30 ans. J’en ai 26 et je fais partie des plus jeunes coachs du continent. L’avantage que j’ai eu c’est d’avoir rencontré mon mentor très tôt. C’est une personne qui m’a impressionné dès la première fois que j’ai assisté à une de ses présentations. Je me suis lancée le défi de faire exactement comme lui ou plus si possible. Il peut arriver lors des formations que je dispense, que mon âge ou le fait que je sois femme, posent quelques soucis que j’arrive toutefois à gérer parfaitement. Toutes ces barrières sont des problèmes pour les autres pas pour moi car ce qui m’importe c’est que mes cours et mes formations soient percutantes et que mes clients soient transformés. Mon professionnalisme et ma passion passent au-dessus de tout cela.

Par rapport à votre expérience, que pensez-vous de cette jeunesse sénégalaise et africaine qui s’investit à fond dans l’entrepreneuriat ?

Actuellement la majeure partie cette jeunesse a envie d’entreprendre. Ce qui leur manque pour concrétiser cet engouement ce sont les outils adéquats afin de mettre sur pied des entreprises fiables et rentables. Pour avoir créé mon entreprise en 2011 j’ai constaté qu’outre le problème du financement, se pose le crucial problème de la gestion. Il faut mettre en place un environnement propice à la création et à gestion d’entreprises. L’Etat et le secteur privé commencent à comprendre d’où le foisonnement des incubateurs et autres concours. Il faut que cette jeunesse puisse s’outiller solidement. L’entrepreneuriat est le socle d’une émergence économique solide et durable.

Quels sont vos rapports avec les incubateurs d’entreprise au Sénégal

Même si on n’a pas encore concrètement travaillé avec ces incubateurs. On peut dire que nos Activités sont complémentaires, nous on offre la formation et le coaching.
Pensez-vous que les formations classiques fournies par l’enseignement supérieur public et privé sont utiles, adéquates, recyclage, renouveau
Certaines écoles commencent à le faire. Mais il faut absolument que les établissements intègrent des modules pratiques sur entrepreneuriat ou la création d’entreprises.