Le développement de sa personnalité, mettant en oeuvre toutes ses forces créatives, est souvent entravée par une méconnaissance de toutes ses potentialités ou, pour certains, par une timidité non maîtrisée.

Qu’entend-on par timidité ?
Elle est définie par un manque de hardiesse, d’assurance et de décision dans l’action ou la pensée, et l’on donne comme synonymes : embarras - gêne - peur - hésitation - crainte - manque de confiance en soi - trac ...

Ce sont des traits de comportement assez courants.

Dans la majorité des cas, le timide est un être de valeur qui se méjuge, se mésestime et se croit inférieur aux autres. Parfois, il peut même devant certaines situations faire preuve d’une fausse supériorité ou manifester des surcompensations agressives, également paralysantes.

Si l’on admet que la conscience de soi est en grande partie une conscience relationnelle, toute difficulté dans ce domaine est très mal vécue.

Or, le besoin d’autrui, essentiel à la nature humaine, est tout aussi développé chez les timides que chez les autres, mais des blocages provenant de l’enfance, perturbent les relations.

Rassurez-vous, ce qui est important ce n’est pas le trait de caractère mais la manière dont il est vécu et intégré dans la personnalité.

Sans parler de tous ceux qui ont réussi à developper leur personnalité et à vivre normalement, beaucoup de personnages du monde des Lettres ou de l’Histoire, se sont imposés malgré ou à cause de leur timidité, entre autres : J.J. Rousseau, Montesquieu, Stendhal, Amiel, Marie Bashkirtseff, Napoléon, etc...

C’est par sa démesure, que la timidité, si elle n’est pas maîtrisée, perturbe l’émotivité. Certaines personnes peuvent même se représenter intellectuellement la tâche à réaliser, mais ne parviennent pas néanmoins ou très difficilement à passer de l’intention à l’acte, c’est ce qu’on appelle "l’aboulie".

La timidité est-elle une disposition héréditaire ou acquise ?

Elle doit tenir des deux et l’éducation de l’enfant est importante.

En effet, par rapport à certains tempéraments, un milieu trop protecteur rend difficile l’épanouissement autonome. Il en va de même d’un climat d’insécurité.

Parfois, chez l’enfant, il suffit d’un défaut physique ou d’un défaut moral qu’on lui reproche pour qu’il ne se sente pas comme les autres.

Le choix de la profession est aussi important. Mal orientée ou mal acceptée, elle peut accroître, dans certains cas, la timidité.