De nos jours avec la mobilité scolaire, professionnelle, familiale, le mariage interculturel (entre africains) est devenu un phénomène courant. Gabon/Togo, Congo/Sénégal, Bénin/Côte d’Ivoire, Rwanda/Burkina Faso, on assiste à toutes les combinaisons possibles, un vrai mélange.

Sarah, est une Kenyane vivant à Dakar avec Issa son mari, lui venant du Niger. Son cas, loin d’être particulier, est celui de plusieurs couples africains, riches d’une diversité culturelle.

Deux cultures différentes, une nécessaire adaptation.

« J’ai toujours su que je marierais à un NON KENYAN » nous confia Sarah. Pour cette jeune femme originaire du Kenya (Afrique de l’Est) et mariée à un Ouest-africain du Niger, le mariage interculturel est un chalenge très intéressant, mais pas facile.

Très vite confronté à des différences majeures linguistiques, et aussi des différences liées aux pratiques, le couple a dû faire de nombreux ajustements sur divers plans : la nourriture, la façon de s’habiller, les pratiques religieuses, la vie communautaire etc.

Par exemple, Sarah a dû prendre des cours de français, apprendre à cuisiner des plats locaux, s’habiller différemment… Et pour ça, elle trouve que c’est un processus long, qui demande patience, efforts volontaires constants et une bonne ouverture d’esprit.

Des avantages, des inconvénients.

Certaines familles s’opposent d’emblée au mariage de leurs enfants avec des partenaires d’une culture différente (surtout les nationalités dont les ressortissants n’ont pas bonne réputation). Mais ceci n’a pas été le cas de Sarah. Soutenue par ces parents, elle a suivi son mari en quittant son Kenya natal. Pour elle, il y a plus d’avantages que d’inconvénients dans un tel mariage : « La confrontation des deux cultures est toujours une aventure excitante ; chacun apprend sur la culture de l’autre ; le couple et le enfants bénéficient de ce qu’il y a de meilleur dans les deux pays, ce qui n’est pas le cas pour les personnes ayant une même origine, … ».

Mais il ne faut pas s’en cacher : la diversité culturelle a son lot de difficultés. En effet, avouera t-elle, il y a tous les jours des défis d’ajustement, d’adaptation, de communication, de compréhension, de sacrifice pour les deux partenaires.
Ces derniers devront faire preuve de plus d’efforts, de volonté et de patience pour minimiser les tensions et frustrations, sources de discorde.