Un livré regroupant une collection de recettes à base de riz a été publié par l’Institut de technologie alimentaire (ITA) basée à Dakar. Le but est de permettre aux ménagères et aux restaurateurs sénégalais d’élargir la gamme des recettes à base de riz. ce dernier étant la céréale la plus consommée dans le pays de la teranga aussi bien en milieu rural qu’urbain.

Favoriser une meilleure valorisation du riz

L’ingénieur chimiste Rokhaya Diagne Niang co-auteurs du livret et aussi coordonnatrice du « Projet sur l’amélioration de la qualité et la valorisation du riz produit dans la vallée du fleuve Sénégal’ » souligne dans son introduction que l’objectif a terme de cet ouvrage est de de favoriser une meilleure valorisation du riz.

Ainsi le livret qui a été distribué aux participants à la rencontre bilan du projet d’amélioration du riz tenu à Saint-Louis offre plus de quatre vingt recettes salées et sucrées nationales ou étrangères avec les différentes modes de préparation, les ingrédients ainsi que les apports nutritionnels pour le consommateur.

Plusieurs modes d’utilisation

Le riz est aussi utilisé suivant ses différentes formes en farine, pâtes alimentaires ou galettes, a souligné Mme Niang au cours d’un entretien avec la presse.

Elle a ajouté que le riz fournit 20 % des besoins énergétiques dans le monde et se positionne comme la première céréale mondiale.

Le riz local a moins de sucre que celui importé

’’Le riz complet ou riz brun débarrassé de ses enveloppes possède des qualités nutritionnelles supérieures à celles du riz blanc et contient plus de protéines, de matières grasses, de fibres de vitamines et de minéraux’’, a-t-elle expliqué.

A ce propos, l’ingénieur qui assure que le riz local a moins de sucre que celui importé et possède plus de protéine, indique qu’après six mois de conservation dans les magasins, le riz perd toute sa valeur nutritive. D’où la nécessité selon elle de connaître l’itinéraire du riz proposé aux citoyens qui fait des mois avant d’être consommé.

"Dans certains pays asiatique, des exigences sont imposées au riz importé dont l’itinéraire doit être connu avant son autorisation d’entrer’’, souligne Rokhaya Diagne Niang invitant les autorités àexplorer cette voie pour améliorer la santé des populations en imposant des normes d’importation.

Selon la coordonnatrice du projet, ’’le développement de la riziculture dans la Vallée du Fleuve Sénégal passe nécessairement par une amélioration de la qualité du riz en intégrant les aspects culinaires et organoleptiques devant permettre de rendre le riz local plus compétitif et attrayant pour le consommateur sénégalais.’’

Des débouchés supplémentaires et plus valorisants pour les producteurs

Elle est convaincue qu’une introduction de nouveaux produits à base de riz adaptés au contexte sénégalais offrirait aux producteurs des débouchés supplémentaires et plus valorisants.

Le présent projet s’inscrit dans le cadre de l’exécution des Plans Stratégiques de l’ITA et de l’ISRA (Institut sénégalais de recherche agricole) qui sont élaborés en tenant compte des politiques nationales de développement agricole et industriel, et surtout des besoins des différents partenaires de la filière rizicole.

Ce projet d’un coût de plus de 90 millions de francs CFA était conduit durant trois ans par l’Institut de technologie alimentaire (ITA),l’Institut sénégalais de recherche agricole (ISRA), l’Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l’Ouest (ADRAO), la Société d’aménagement et d’exploitation du delta du Fleuve Sénégal et de la Falémé ainsi que le Comité Interprofessionnel du Riz (CIRIZ).