La Brigade des mœurs, vient de démanteler un vaste réseau de prostitution. Une douzaine de personnes ont été arrêtées entre la cité C.P.I et Yoff. Parmi les interpellés, il y a une dame et son petit ami, qui se trouvent être les proxénètes.

La Brigade des Mœurs, vient de démanteler un vaste réseau de prostitution. Une douzaine de personnes ont été arrêtées entre la cité C.P.I et Yoff. Ces personnes sont constituées de 10 (dix) jeunes filles, et d’un couple de proxénètes. En effet, ce couple de proxénètes, formé d’une dame nommée C.Sall, et de son petit ami, A. Diassé, avait loué deux maisons dans les deux cités précitées, afin de les transformer en lieux de débauche. La dame était la gérante, et son petit ami le contrôleur des prostituées. Pour bien réussir le coup, il a fait passer des annonces dans une télévision privée de la place, pour attirer des jeunes filles qu’il voulait recruter comme des masseuses prostituées.

Les annonces passaient en boucle àlongueur de journée avec un numéro de téléphone. C’était des offres d’emploi, uniquement destinées àdes femmes cherchant du travail. Ainsi, plusieurs jeunes filles venues des régions, ont mordu àcet hameçon, en appelant le contact et en se rendant sur les lieux de ladite agence de recrutement. Arrivées sur place, les jeunes étaient reçues par la dame C.Sall, qui leur apprendra qu’il s’agissait en fait d’un travail de masseuse peu ordinaire. Car les clients étaient tous des hommes, et les filles engagées devaient s’habiller en sous-vêtements genre " bikini ". En plus de cela, les masseuses allaient être logées et nourries sur place. Cependant, une fois engagées, les jeunes recrutées sont devenues autre que des masseuses d’un genre particulier. Elles massaient même les parties les plus intimes de leurs clients, ou encore se faisaient inviter hors de leur lieu de travail par des clients. Ce genre de prostitution de luxe ne rapportait aux masseuses qu’un simple salaire de 40 000 FCFA, qui pouvait aller jusqu’� 200 000 FCFA, si leur travail se révélait satisfaisant. Informée de la situation, la brigade des Mœurs de la S�"reté Urbaine n’a pas tardé àdémanteler le réseau. Ses éléments ont infiltré rapidement les deux maisons de débauche du couple de proxénètes, en utilisant leur numéro de téléphone donné par la publicité.

Après avoir eu assez de preuves concordantes, les policiers ont pris les mis en cause sur le fait accompli, entre la nuit du lundi 23 au mardi 24 juin 2008. De ce fait, douze personnes se sont fait arrêter. Dix d’entre elles sont les jeunes masseuses prostituées recrutées, et les deux autres, la dame C. Sall et son ami A. Diassé. Le couple, interrogé, a reconnu les actes qui leur sont reprochés, mais n’a pas accepté les faits de prostitution clandestine.

Source : L’Offfice